Grippe-Sou, Michael, Freddy : pourquoi nos monstres portent des visages
Translated from the French edition — original version here.
Masques, maquillages, sourires : ce que les visages des grands croquemitaines disent de nos peurs.
Le masque blanc de Michael Myers était un masque du capitaine Kirk peint en blanc, acheté pour moins de deux dollars. C'est devenu l'un des visages les plus terrifiants du cinéma — précisément parce qu'il n'exprime rien.
Freddy Krueger, à l'inverse, sourit et parle : il est la peur qui vous connaît par votre prénom. Grippe-Sou emprunte le visage le plus rassurant de l'enfance, le clown, pour mieux le retourner.
Un grand monstre d'horreur, c'est toujours une règle simple : soit un visage qui n'en est pas un, soit un visage qui en fait trop. Entre les deux, l'humain. C'est là que la peur travaille.